Dans le cadre du colloque "Ralentir, bifurquer, « transitionner », 10 ans après la COP21,
quelles transformations écologiques dans les territoires ?" , deux événements grands publics seront proposés pour aborder les questions de transition avec des expertes et experts.
Mercredi 26 novembre - Projection du documentaire « Transitions au long cours », de Valérie Billaudeau
Mercredi 27 novembre 20h, au Cinéma les Studios, 136 rue Jean-Jaurès, Brest.
Entrée au tarif classique du cinéma. Gratuit pour les participants au colloque.
Pour les étudiants, inscription gratuite au colloque au préalable nécessaire.
Suivi d’une discussion avec la réalisatrice et (à confirmer) l’association Shift project.
Le documentaire propose d’aller à la rencontre de citoyens, d’élus, d’entrepreneurs et de militants qui se sont engagés dans des démarches de transitions écologiques et sociétales. Les différents témoignages interrogent les réflexions et les actions ancrées en Pays de la Loire, avec leurs moteurs et motivations, leurs freins et leurs fatigues ainsi que leurs inquiétudes : Comment garder le cap entre l’urgence d’agir et le temps long des projets ? Comment appréhender les micros avancées : petites ou grandes victoires vers les transitions ? Car les espoirs sont aussi au rendez-vous…
Jeudi 27 novembre - Conférence de Jean Baptiste Fressoz : La transition ou l’Anthropocène désinhibé
Jeudi 27 novembre, 17h, salle Yves Moraud B001, Faculté des Lettres et des sciences humaines. Entrée libre.
Conférence diffusée ici : https://www.youtube.com/channel/UCVlV2BiCm7TEnWoxhFehX6Q
Ce n’est pas une foi naïve dans le progrès qui a rendu possible la modernisation technologique au XIXe siècle, mais une multitude de petits dispositifs — statistiques, normes, assurances, réparations — qui ont permis de neutraliser les inquiétudes ou les oppositions . La modernité s’est habituée aux risques, aux accidents et aux critiques, les internalisant pour mieux poursuivre son mouvement . Aujourd’hui, la "transition énergétique" joue un rôle équivalent . Sa force de conviction tient à son ambiguïté : à la fois mémoire et promesse, elle s’appuie sur l’idée d’un passé de « transitions » — du bois au charbon, du charbon au pétrole — et donne l'impression que le réchauffement climatique appelle simplement une nouvelle étape, vers le nucléaire et/ou les renouvelables . La transition constitue le dispositif de désinhibition par excellence : un futur rassurant, bâti sur un passé imaginaire
Jean-Baptiste Fressoz est historien des sciences au centre de recherche historique à l'école des hautes études en sciences sociales (EHESS).