L'Université de Bretagne Occidentale rejoint B.Sea pour accélérer la transition écoénergétique des industries de la mer

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Pascal Olivard, président de l'UBO serre la main de Lenaïc Ségalen, déléguée Générale du CINav

CINAV

Pascal Olivard, président de l'UBO serrant la main de Lenaïc Ségalen, déléguée Générale du CINav

CINav, acteur national de l'emploi et de la formation des industries de la mer, annonce l'arrivée de l'Université de Bretagne Occidentale (UBO) comme partenaire de B.Sea. Officiellement lancée, la formation entrera dans sa phase opérationnelle dès octobre 2027 avec une mission claire : Partager un socle unique de connaissances scientifiques et pédagogiques pour accélérer la transition écoénergétique des industries de la mer. B.Sea s'impose ainsi comme la plateforme de référence en France pour former les futurs apprenants et faire monter en compétences les 130 000 collaborateurs de la filière.

Les industries de la mer face à un double défi : se transformer et recruter

La France dispose du deuxième domaine maritime mondial. Derrière ce chiffre, une réalité industrielle majeure : les industries de la mer représentent aujourd'hui 130 000 emplois, 35 milliards d'euros de chiffre d'affaires et plus de 1 000 métiers différents, de la conception à la maintenance des navires, des énergies marines aux industries nautiques, en passant par le naval de défense.

Mais cette filière, au cœur de tous les grands enjeux d'avenir du pays - transition énergétique, souveraineté industrielle, réindustrialisation des territoires-, fait face à un double défi :


Se transformer en profondeur pour répondre aux exigences de la transition écoénergétique. Par la décarbonation des activités maritime et portuaire en adoptant une approche« en cycle de vie » permettant la prise en considération des impacts environnementaux des produits et services de leurs conceptions à leurs fins de vie. Par l'innovation avec le déploiement de l'éolien offshore et par l'adaptation des infrastructures portuaires: autant de mutations qui réinventent des métiers entiers et font émerger, à un rythme inédit, de nouvelles compétences à acquérir.

Recruter massivement pour soutenir sa croissance: plus de 10 000 personnes chaque année, et près de 8 000 créations nettes d'emploi attendues d'ici 2030 sur les seuls métiers les plus recherchés.

Or, la transition écoénergétique n'est pas l'affaire d'un service ou de quelques experts isolés. C'est l'affaire de tous : du dirigeant qui définit la stratégie à l'ingénieur qui conçoit le navire, du technicien qui le construit à l'opérateur qui en assure la maintenance, jusqu'à l'apprenant qui découvre aujourd'hui ces métiers. Faire de cette transition un réflexe partagé et une culture commune suppose une formation à grande échelle et à tous les niveaux. C'est précisément l'ambition de B.Sea.

 

B.Sea : une formation de référence pour accélérer la transition écoénergétique des industries de la mer

Portée par CINav, co-construite et co-financée avec 14 partenaires académiques et industriels pour un budget global de 10 millions d'euros sur 3 ans, B.Sea est un dispositif inédit destiné à former tous les acteurs de la filière, du CAP au doctorat, aux enjeux de la décarbonation et de la transformation écoénergétique.

B.Sea est née d'un projet lancé en 2024 sous l'appellation FORTEIM (Formation à la Transition Écoénergétique des Industries de la Mer), lauréat d'une aide de l'État de 5 millions d'euros dans le cadre de France 2030. Rebaptisé B.Sea en décembre 2025, le projet est aujourd'hui dans sa phase opérationnelle avec l'objectif de déployer massivement ses formations en octobre 2027.

« Avec B.Sea, CINav apporte une réponse opérationnelle à une attente forte de la filière des industriels de la mer: accompagner la transition écoénergétique par une montée en compétences massive et rapide, de la formation initiale à la formation continue. Piloté par CINav, ce projet s'inscrit dans une démarche d'intelligence collective associant référents académiques et acteurs industriels, afin de garantir des contenus scientifiquement irréprochables et directement mobilisables. B.Sea constitue un levier structurant pour transformer durablement les compétences de toute la filière. » Lénaïc Segalen, Déléguée Générale de CINav


L'UBO : l'expertise scientifique au cœur du dispositif

La signature de ce partenariat avec l'Université de Bretagne Occidentale vient consolider l'excellence académique de B.Sea.

Pour Pascal Olivard, Président de l'UBO, ce rapprochement est une évidence : « Ce partenariat a un sens profond pour l'UBO. En tant qu'université de pointe sur les sciences de la mer, intégrer B.Sea nous permet de transformer nos recherches en compétences opérationnelles pour les industriels. C'est en outre le lien direct entre la connaissance fondamentale et l'action sur le terrain pour la préservation de nos océans. »

Une vingtaine d'enseignantes-chercheures et enseignants-chercheurs de l'Institut Universitaire Européen de la Mer(IUEM) sont ainsi impliqués dans B.Sea via le co-développement de plusieurs modules d'acculturations visant à sensibiliser largement aux enjeux environnementaux marins et climatiques. Une diffusion des savoirs essentielle pour accompagner la transformation des métiers de la mer, et éveiller les consciences.

 

Quinze partenaires, quatorze modules : une formation complète, du CAP au doctorat

La force de B.Sea réside dans son universalité: la formation s'adresse à tous les niveaux, du CAP au doctorat, en formation initiale comme en formation continue. Elle s'articule autour de 11 modules numériques d'acculturation et 3 modules de perfectionnement couvrant les grands enjeux de la transition écoénergétique tels que : l'évolution du climat et ses impacts sur l'environnement, la décarbonation des navires, l'écoconception, les énergies marines renouvelables Ces modules s'appuient sur un socle commun de connaissances, garant d'une
cohérence pédagogique entre tous les niveaux, et sont accessibles via une plateforme d'apprentissage modulaire pensée comme une véritable université numérique. B.Sea intègre également l'expérimentation de formations innovantes dédiées à l'éolien offshore, secteur en pleine expansion et particulièrement stratégique pour la filière. L'ensemble est conçu par un consortium de 15 partenaires réunissant chercheurs, industriels et experts en pédagogie. À terme, ce sont 10 000 apprenants par an - jeunes en formation et collaborateurs en poste - qui bénéficieront de la formation B.Sea partout en France.

 

Une pédagogie innovante et immersive : du serious game à l'université numérique

B.Sea ne se contente pas de transmettre des savoirs : elle révolutionne la manière de les acquérir. L'innovation est au cœur de la démarche, avec l'usage de serious games (jeux sérieux) et des immersions techniques sur les sites d'essais en mer de la Fondation Open-C.


« Nous cassons /es codes de la formation classique. B.Sea, c'est une expérience d'apprentissage stimulante, qui utilise notamment des serious games pour rendre des savoirs complexes accessibles. Notre objectif est de créer une université numérique capable de diffuser ces contenus de référence à l'ensemble des lycées, écoles d'ingénieurs et entreprises de la filière. » Wilfried Bourdon, Responsable du projet B.Sea chez CINav

Sur une durée de trois ans, B.Sea se déploie progressivement dans un large réseau allant des lycées professionnels aux grandes écoles, en lien direct avec les besoins de la filière. Un investissement stratégique pour que les talents d'aujourd'hui deviennent /es artisans d'une industrie maritime durable.

 

Un enjeu de souveraineté nationale

Avec 10 000 recrutements annuels prévus dans la filière, disposer d'une main-d'œuvre qualifiée et acculturée aux enjeux de demain constitue un défi majeur à relever pour garantir la pérennité des industries de la mer en France et préserver leur souveraineté industrielle. Portée par un consortium interdisciplinaire d'excellence et soutenue par 15 partenaires, la formation B.Sea apporte une réponse concrète à ce défi stratégique.


 

Les 15 partenaires du projet B.Sea

CINav, UBO, Naval Group, Évolen, France Énergies Marines, CEA, Muséum national d'Histoire naturelle, Wind Ship, lkigai, AFPA, Studio Nyx, Centrale Nantes, Centrale Méditerranée, ENSTA Fondation Open-C.

L'opération est soutenue par l'État dans le cadre de l'AMI « Compétences et Métiers d'Avenir » du
Programme France 2030, opéré par la Caisse des Dépôts. 

À propos de CINav

CINav, l'acteur national de référence de l'emploi et de la formation dans les industries de la mer

La filière des industries de la mer - qui regroupe le naval civil, le naval militaire, les énergies en mer et les industries nautiques - représente aujourd'hui 130 000 emplois en France et prévoit 10 000 embauches par an. Pour soutenir et pérenniser cette croissance, la disponibilité d'une main-d'œuvre nationale qualifiée, ancrée dans les territoires, est essentielle.

C'est pour répondre à cet enjeu qu'a été créé CINav, en 2017, à l'initiative du GICAN (Groupement des industries de construction et activités navales) et du ministère de la Défense. Sa singularité: un modèle de gouvernance partenariale unique, qui réunit les 5 Régions et rectorats du littoral, les industriels de la filière, l'État et les principaux opérateurs de la formation.


CINav agit autour de trois missions complémentaires:


Promouvoir l'attractivité de la filière et susciter des vocations auprès des collégiens, lycéens et étudiants, notamment grâce à son Navire des Métiers et ses 5 déclinaisons régionales, qui accueillent plus de 17 000 jeunes chaque année.


Enrichir les formations existantes à travers le Label by CINav: 220 formations labelisées

- 2 000 apprenants/an.


Préparer l'avenir en construisant des projets de formation innovants pour répondre aux grandes mutations de la filière.

Dossier de presse CdP-B.SEA-UBO-2026.pdf (328.68 Ko)