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Les travaux du laboratoire d’immunologie de l’UBO distingués dans la revue Nature communications

Le
Faculté de medécine
labo

Le syndrome Gougerot-Sjögren (SGS) est une maladie auto-immune qui se manifeste par une destruction des glandes exocrines, notamment celles à l’origine de la salive et des larmes. Cette maladie rare touche 50 000 à 200 000 personnes en France, dont 90 % de femmes, mais ne dispose pas de thérapie efficace en raison de l’hétérogénéité des symptômes. C’est cette hétérogénéité qui intéresse particulièrement l’équipe de recherche du LBAI

Dans le cadre de cette étude, les chercheurs ont analysé les caractéristiques moléculaires de 2 groupes distincts : 304 patients atteints de SGS et 330 volontaires sains. Des analyses multi-omiques, qui étudient les éléments du vivant dans leur ensemble, ont pu être récoltées dans le cadre du projet européen IMI PRECISESADS. Les résultats obtenus ont permis d’identifier quatre groupes de patients, ou clusters, selon leur profil moléculaire de dérégulation immunitaire.
Dans un deuxième temps, à l’aide d’algorithmes d’apprentissage dérivés du machine learning, les chercheurs ont pu déterminer les biomarqueurs qui permettent de distinguer les clusters entre eux

Ainsi, en déterminant précisément les marqueurs moléculaires responsables du SGS, l’étude du LBAI fournit une compréhension claire de l’hétérogénéité de la maladie, et donc de ses causes.
De plus, cette nouvelle classification moléculaire, mise en évidence par le LBAI, permet de réanalyser les résultats de précédents essais cliniques, dont les résultats étaient jusqu’à présent négatifs. Ces connaissances acquises conduisent alors à définir de nouvelles stratégies de médecine de précision, et ainsi proposer de nouvelles thérapies ciblées pour les patients atteints du syndrome Gougerot-Sjögren.

Rayonnement international de la recherche à l’UBO

Cette étude menée par le LBAI s’inscrit dans le projet européen IMI PRECISESADS qui a regroupé 28 partenaires de 12 pays différents pour une durée de 5 ans (2014-2019). L’objectif de ce projet était de développer et mettre en œuvre des stratégies de médecine personnalisée pour adapter les traitements des patients atteints de maladies auto-immunes rares.
Financé par la fondation IMI (Innovative medecines initiative), le projet a bénéficié d’un budget de 22,7M€ dont 834 400€ ont été attribués au LBAI. Le LBAI est actuellement impliqué dans 3 autres projets européens (HarmonicSS, NECESSITY et 3TR).

Comme le LBAI, une grande majorité des laboratoires de l’UBO participe à des programmes de recherche européens.
Au-delà des possibilités apportées par les financements européens, la participation des laboratoires à ces projets permet aux recherches menées à l’UBO d’avoir un impact international.

Pour en savoir plus :
A new molecular classification to drive precision treatment strategies in primary Sjögren’s syndrome – Nature Communications