Vie étudiante

Mise à jour le   09/10/2026
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Les étudiants vous en parlent

"L'équipe enseignante nous offre dès l'entrée dans les études un accompagnement personnalisé, cela nous permet d'avoir des personnes ressources pour parler des difficultés que l'on peut rencontrer, s'il y en a !" - Apolline M.

"Être ESF à l'école de Brest c'est apprendre dans de bonnes conditions. Nous sommes accompagnés dans nos projets et la taille de l'école permet une vraie individualité." - Alice

"Le fait d'être dans une petite structure avec des petites promos d'une vingtaine d'étudiant.e.s donne une ambiance "familiale" à l'école, les enseignant.e.s nous connaissent bien, on se connait égale entre promos et on peut facilement échanger entre nous !" - Apolline C.

"En parallèle des études de sages-femmes, l'école organise une journée interpromo qui permet d'échanger sur un nouveau thème chaque année et de favoriser la cohésion ! C'est un moment apprécié par les étudiant.e.s !"- Apolline M.

 

 

 

Interwiew d'Apolline C.

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Anouk Hugon, de juriste à sage-femme, une reconversion professionnelle réussie !

Photo portrait Anouk HUGON

 

 

''J'ai 38 ans et je suis actuellement sage-femme en libéral à Saint-Renan depuis 5 ans maintenant.

Dès le début de mon orientation, au bac, j'avais deux idées en tête : faire du droit ou exercer un métier dans le soin. Finalement, je suis plutôt partie dans le droit, car mes enseignants m'ont conseillé cette filière au vu de mon parcours littéraire. Je pense qu'ils avaient raison ! Et aussi, je suis issue d'une famille de soignants donc j'avais conscience des aspects parfois négatifs de ce type de profession. Donc j'ai obtenu un Master en Droit des affaires. Mais pendant l'été, je faisais des jobs étudiants plutôt dans l'humain : j'accompagnais des adultes en situation de handicap dans des séjours. Et je me suis rendu compte que j'étais plus épanouie dans ces missions là que dans mes stages. J'ai quand même exercé en tant que juriste pendant un an, à Paris. Après cette première année, j'ai souhaité revenir sur Brest pour des raisons personnelles et il y avait moins d'opportunités professionnelles dans mon secteur sur ce territoire. Mais à ce moment là, je savais que je ne voulais plus faire ce métier. J'avais vraiment besoin d'avoir du sens dans mon métier, j'avais besoin de l'humain. Donc j'ai amorcé les démarches de reconversion vers le métier de sage-femme.

J'ai pu accéder aux études de sage-femme grâce au système de passerelle à l'époque. Je n'ai pas obtenu de place, au cours de ma première tentative. Donc pour la deuxième, j'ai vraiment travaillé mon projet professionnel. J'ai fait de nombreux stages pour prendre conscience de ce qu'est ce métier. On a souvent une image très édulcorée de ce qu'est cette profession : très rose, très bébé. Je suis régulièrement contactée par des gens qui ont eu une révélation, au moment de leur propre grossesse et qui souhaitent se lancer dans ce projet. Mais c'est un risque,  car c'est une vision assez biaisée, il faut aller plus loin. Les missions sont très riches mais c'est aussi parfois très difficile. Je pense qu'avoir été capable de démontrer que j'avais connaissance de cette facette a fait la différence. Et j'ai été admise en formation, donc directement en première année d'école de sage-femme.

Clairement, la première année, j'avais du retard. J'ai travaillé l'été précédent sur les cours de maïeutique, j'avais un petit bagage. Mais mes premiers cours, j'avais la sensation qu'ils étaient dans une autre langue ! Je ne comprenais rien ! Donc j'ai bossé comme je ne l'avais jamais fait dans ma vie. Dans ma tête, je me suis dit qu'il fallait que j'aie mon premier semestre pour valider tout mon projet. Et je l'ai eu. Ça a fait la bascule dans ma tête et ça m'a rassurée pour la suite. C'était vraiment ce premier semestre de "remise à niveau" qui a été compliqué. Dès le deuxième semestre, on a commencé à entrer dans les connaissances propres au métier, ça a été plus facile. Et j'avais quand même une appréhension en rentrant dans cette promotion, j' avais 5 ans d'écart avec les autres étudiantes, on n'avait pas la même posture. Créer du lien n'était pas ma priorité. Et finalement, ça s'est fait tout seul. Les différences se sont gommées au fil des années. Certaines sont des amies très chères, aujourd'hui ! J'étais persuadé que tout le monde allait se questionner dès le départ sur ma présence, mais ça ne venait qu'après quelques discussions, parce que j'avais parfois une approche différente. Au final, le fait d'être plus âgée, je l'ai perçu comme une force. Je pense que j'ai mieux vécu certaines situations difficiles, parce que j'avais une maturité que je n'avais pas à 18 ans.

Être sage-femme, ça peut être plein de choses. En milieu hospitalier, c'est la vision assez classique qu'on peut avoir : c'est l'accompagnement physiologique tout au long de la grossesse, le travail des mamans et l'accouchement en salle de naissance. Il peut aussi y avoir tout le suivi de parcours d'assistance médicale à la procréation (AMP). Exercer en libéral, c'est presque un métier différent. Il y a, bien sûr, le suivi tout au long de la grossesse. On enlève presque tout le volet "accouchement", encore que, certains sages-femmes le font, à domicile. Ce qui est moins connu, c'est la partie de consultation gynécologique et de prévention qui prend une place très importante. J'ai encore des femmes qui m'appellent en me disant "On m'a dit de vous appeler, mais j'ai 60 ans et je ne peux plus avoir de bébé. Est-ce que j'ai le droit ?". Et c'est tout à fait possible, on peut suivre nos patientes tout au long de leur vie de femme, sur les aspects physiologiques. Si on détecte une pathologie, notre rôle est de réorienter vers le gynécologue qui pourra prendre en charge la suite. Enfin, comme en milieu hospitalier, on peut choisir de mettre en place un volet orthogénie, IVG. Chaque sage-femme peut après décider de "colorer" sa pratique : axer sur la prise en charge des douleurs périnéales, sur la rééducation du périnée… Pour ma part, j'ai un diplôme d'acuponcture qui me permet de proposer ce type de soin en plus. J'ai aussi suivi le diplôme sur le repérage des violences intrafamiliales proposé à l'UBO. Parce que je me suis rendu compte que je posais ces questions, mais que je ne savais pas toujours quoi faire des réponses ! Cette formation est chouette parce qu'elle nous donne des informations et un réseau d'acteurs sur le territoire. La formation continue est une obligation pour les professionnels soignants.

Ce qui me plaît dans le libéral, c'est le lien qu'on peut tisser avec nos patientes. Finalement, en maternité, on les voit dans un moment très intense et très important de leur vie. C'est très chouette, aussi ! Mais souvent, on ne les revoit plus, après. Comme dans tous les métiers, il y a des avantages et des inconvénients. Dans les avantages, il y a le fait qu'on est maître à bord. On peut choisir les formations qu'on veut faire, notre planning… Cette liberté-là, elle est très confortable, mais elle a son lot d'inconvénients. Le côté administratif, si on est malade ou absente pour d'autres raisons, on n'a pas de remplaçant, il y a les charges… Il y a un versant "chef d'entreprise" auquel on n'est pas préparé. On ne travaille pas en équipe, chose que j'apprécie beaucoup. J'ai d'ailleurs fait le choix de m'installer avec une autre sage-femme. Par confort et aussi réassurance professionnelle, je peux partager mes interrogations avec quelqu'un. Et aussi, dans le choix de nos formations, on essaye de développer des compétences différentes pour être complémentaires dans le suivi de nos patientes. Mais quand même, en libéral, on reste assez isolé. Quand je me suis installée, je ne connaissais même pas la tête de certaines collègues qui travaillent à dix minutes de chez moi !  Donc ça a amené à la création d'une association des sages-femmes libérales, dont je suis la Présidente. C'était un projet de longue date sur le territoire qui s'est concrétisée en 2022. Cela permet de construire du lien professionnel, de faire de l'échange de pratiques, de faciliter la collaboration avec les autres institutions, de leur donner un interlocuteur. C'est beaucoup plus facile, car on est devenu un vecteur d'information sur le territoire. C'était très utile, car l'exercice en libéral s'est fortement développé ces dernières années, notamment pour répondre aux besoins de la population.

Forcément, ma vie personnelle a été impactée par les études. Les études de sage-femme alternent entre des périodes d'enseignement et des stages, qui sont déterminées par l'école. C'est une chance pour de futurs soignants de pouvoir réaliser ces périodes de professionnalisation, car cela permet de se rendre vraiment compte de la réalité de la profession, notamment en milieu hospitalier où on peut travailler le jour, mais aussi la nuit et les week-ends. Quelques camarades de promotion ont abandonné en se rendant compte de cela, même si elles en avaient les capacités d'un point de vue académiques. Elles se sont rendu compte que ce ne seraient pas pour elles. Les semaines de cours étaient très denses, car il y avait beaucoup de compétences à acquérir. Et on bouge énormément. Je ne m'attendais pas à cela. Les terrains de stage sont sur une échelle régionale. Comme j'avais ce projet d'avoir un enfant avant la fin de mes études, j'ai anticipé au maximum et choisissant de faire mes stages loin, au début. Et après j'ai négocié (assez facilement, je l'avoue !) avec mes collègues de promo pour rester près, sur les dernières années de formation. Mon mari a été un soutien très important. À la fois sur le plan moral et, il faut le dire, sur le plan financier. C'est un choix que l'on a fait ensemble, de façon réfléchie. On avait calculé les coûts et les contraintes, et je me suis engagée dans les études en ayant connaissance de ce que cela demanderait. Et au final ça n'a pas du tout freiné mes projets : je me suis mariée entre la première et la deuxième année. J'ai eu mon premier enfant l'année suivante, qui est devenu la mascotte de la promotion ! Ce n'est pas un projet que l'on fait sur un coup de tête. Donc je conseille de bien se renseigner sur l'investissement que cela va demander. Mais moi, aujourd'hui, quand j'arrive à mon cabinet, je sais que je suis à ma place !''

L'association étudiante : la Corporation des étudiants sages-femmes de Brest (CESFB)

 

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Voici comment se compose le bureau de la CESFB 2025-2026 :

 

 

- Co-présidentes : Lisa Eugène et Clémentine Acquitter 

- Trésorière : Alix Congratel 

- Secrétaire : Romane Daniel 

- VP Prévention, Citoyenneté et Sécurité : Louna Milin et Emma Rolland 

- VP Communication : Azilis Alonso et Lilou Diboues 

- VP Tutorat des Années Supérieures : Anaëlle Renaud et Jeanne Scouarnec 

- VP Partenariat : Anaïs Lebas et Zoé Augrain 

- VP Représentations : Faustine Guiavarch et Anaïs Corbel 

- VP et CM Gala : Jeanne Le Dé et Eve Heggarty 

- VP Événement : Lalie Cheraud 

- VP WEI : Milla Lemasson

- CM Bien-Être : Luna Michel 

L'association nationale des étudiant.e.s sages-femmes : L'Anesf

Prévention Santé mentale des étudiants

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