Programmes de recherche en cours

Mise à jour le   01/09/2023

Financé par la Philharmonie de Paris, ce programme de recherche associe des chercheurs de l’UBO à des équipes de Toulouse (LASPP), de Lyon (LISST), de la Guadeloupe (LC2S). Il s’agit de comprendre comment les orchestres Démos - orchestres symphoniques d’enfants à vocation sociale -, transforment les relations entre monde de la culture (professeurs spécialisés de musique, artistes…) et monde socio éducatif (enseignants de l’Education Nationale, animateurs périscolaires, travail social…), participe à renouveler la pédagogie de l’enseignement  de la musique dans un sens de démocratisation, transforme les scènes musicales et les politiques culturelles publiques, produit de nouvelles professionnalités. En Bretagne, l’orchestre de Brest et l’orchestre du Kreiz Breizh font l’objet de monographies, comparées avec 3 autres orchestres nationaux, et sont mis en perspective avec une enquête quantitative auprès des intervenants musicaux.

Co-chercheur·e·s : Chloé Biaggi (UBO - Labers), Arthur Vuattoux (IRIS – USPN), Lisa Carayon (IRIS – USPN), Benoît Carini-Belloni (IRIS – USPN).
La vente de cigarettes dans la rue, ou vente à la sauvette, est illicite. Ce trafic est généralement considéré comme une activité marginale, qui ne concerne que certains quartiers défavorisés de grandes villes. Pour autant, comme d’autres trafics de tabac illégaux la vente à la sauvette soulève un triple problème pour les autorités : une perte des recettes fiscales, un risque de sécurité associé aux activités criminelles, un coût humain de santé publique. Les travaux sur le marché illicite de tabac privilégient toutefois une approche économique ou criminologique, au détriment d’une analyse des inégalités sociales. L’objectif principal de cette étude est de mieux documenter la vente à la sauvette de tabac et sa consommation, afin de pouvoir agir sur ce phénomène.                           
Financement : appel à projet INCA« Jeunes chercheurs sur le tabac et/ou alcool » Durée : 24 mois

Ingénieure de recherche : Karine Roudaut. Equipe de recherche : Catherine Guaspare (Gemass, CNRS), Béatrice Jacques (CED, U. de Bordeaux), Sarra Mougel (Cerlis, UPC), Zoé Rollin (Cerlis, UPC), David Saint Marc (CED, IRTS nouvelle Aquitaine), Manon Vialle (IRD),

Plus de 3 millions de français vivent aujourd’hui avec un cancer ou en ont guéri. Cette situation conduit à l’émergence de problématiques inédites liées à la vie sociale des personnes « survivantes ». Parmi elles, les enjeux sociaux liés à la parentalité et à la famille sont mal connus. Dans la littérature scientifique actuelle, la question de l’accès à la parentalité pour les personnes survivantes d’un cancer est principalement abordée sous un prisme biomédical ou psychologique. Par-delà les questions de fertilité (capacité) et de motivations (décision), l’objectif principal de cette recherche est de mieux comprendre, au moyen d’une enquête auprès d’ancien·e·s malades devenues parents,  les enjeux sociaux liées à l’expérience de la parentalité dans un contexte de risque lié l’après cancer.
Financement : Appel à projet libres SHS, épidémiologie et santé publique, INCa, 2020. Durée : 36 mois.

Préparée depuis 2018, la version du Dossier médical partagé (DMP) qui sera lancée en janvier 2022 repose sur des automatismes inédits d’ouverture et sur une architecture technique contenant une vision d’ensemble de l’ordonnancement des acteurs du numérique en santé. Inscrit pour les usagers dans un Espace numérique de santé (Ens) et adossé pour les professionnels à un Bouquet de services (Bsp), le DMP 2022 sera un dispositif plateformisé. Un effet de levier est politiquement attendu de cette plateformisation, qui dépasse la réponse aux difficultés ayant fait obstacle depuis 2004 à l’entrée du DMP dans le quotidien des pratiques de santé. Le projet de 24 mois table sur ce contexte de renaissance du DMP pour offrir un premier paysage raisonné de ses usages comme autant de pratiques spécifiant l’effet de levier attendu. L’objectif est double. Dans une optique d’analyse des politiques publiques, il s’agit de donner une intelligibilité au référentiel réformateur qui vise à refondre le système de santé par le numérique. Dans une optique de Science and technology studies, il s’agit de sonder les incidences de la version plateforme du DMP sur les coordinations en pratiques entre usagers et professionnels ; entre ces professionnels. Le projet se déploie sur 3 volets et 12 chantiers, positionnés comme autant de points d’observation sur une infrastructure-frontière. Durée  : 24 mois
Responsable scientifique : Marielle POUSSOU-PLESSE
Laboratoire responsable de la recherche : Laboratoire interdisciplinaire de recherches « Sociétés, Sensibilités, Soin » - LIR3S (CNRS - UMR 7366 ; Université de Bourgogne), laboratoires partenaires, LABERS université de Brest et LISE CNAM. Jorge Munoz  sera chargé d’un axe sur l’analyse de pratiques entre les professionnels notamment médecins du travail, médecins conseils et assurance maladie volet 3 et Hervé Hudebine participe pour l’analyse des politiques publiques.

 

Financée par l’Institut Nationel du Cancer (Inca), elle a débuté le 1er juin 2021 pour une durée de 4 ans.
La recherche porte sur le suivi post-professionnel, dispositif de prévention secondaire destiné aux retraités ayant été exposés à des agents cancérogènes au cours de leur parcours professionnel. Il reste aujourd’hui largement méconnu et sous-employé. Voir site https://rispop29.hypotheses.org/


Equipe de recherche:
Jorge Munoz, maître de conférence HDR en sociologie, Labers (EA 3149), Université de Bretagne Occidentale, Brest.
Directeur scientifique

Olivier Crasset, docteur en sociologie, Labers (EA 3149), Université de Bretagne Occidentale, Brest.
Ingénieur de recherche

Ce projet a deux objectifs principaux : produire une connaissance partagée sur les mobilités alternatives à la voiture individuelle au sein d’un observatoire réunissant un réseau d’experts et d’usagers et constituer un laboratoire d’innovation multi-partenariale expérimentant des offres de service et conseil en éco-mobilité faites pour et par les acteurs du territoire breton.

  • Observatoire des mobilités durables : identifier les leviers et les freins pour une transition vers les mobilités durables en décrivant les parcours de mobilités ; identifier les vecteurs/évènements du changement de mode de mobilité. Réaliser un inventaire des solutions proposées sur le territoire notamment des alternatives à l’usage et à la propriété individuelle des véhicules et comprendre les pratiques de leurs utilisateurs : services d’autopartage, covoiturage, service vélos, intermodalité.
  • Fabrique des mobilités BZH : un laboratoire régional d’innovation sur les mobilités durables. Construire un espace de projet, de retour d’expériences et de services innovants et de conseils en mobilité à destination des collectivités, des entreprises et des particuliers.

Plus d'informations sur le blog hypothèses du projet

 

Ce projet de recherche-action financé par la CNSA et porté par l’ADAPEI du Finistère vise à sécuriser le devenir des personnes en situation de handicap une fois que leurs parents ne sont plus en capacité d’exercer leur fonction d’aidant – notamment du fait de leur vieillissement. Il s’agit d’anticiper « l’après-parents » pour ces personnes, en préparant et engageant les mesures et les démarches nécessaires (financières, juridiques, matérielles, occupationnelles…). Inspiré du service belge « Madras », le projet a pour objectif d’étudier plus spécifiquement les conditions d’adaptation de cette innovation sociale au contexte français et d’expérimenter son déploiement dans le Finistère.


Ce service s’adresse en premier lieu aux aidants familiaux (parents, fratrie). Une attention particulière sera accordée aux parents qui avancent en âge et qui assument toujours à titre principal la prise en charge et l’accompagnement de leur enfant. Ce projet s’inscrit dans les priorités actuelles des politiques d’aide aux aidants. Pour ce projet, l’ADAPEI du Finistère mobilise plusieurs partenaires, dont l’Association Tag29, l’Université de Bretagne occidentale et l’UNAPEI.


Les chercheuses engagées sur ce projet procéderont à l’évaluation sociologique du dispositif expérimental afin d’identifier les enjeux pour les différentes parties prenantes, de comprendre les processus et ajustements menant aux actions mises en place et d’analyser les effets et résultats de cette proposition innovante à l’adresse des professionnel.le.s, des familles et des personnes en situation de handicap. Il s’agira alors d’examiner le projet de sa formulation à sa mise en œuvre.

 

Responsable scientifique : Thierry Michot. Autres membres du Labers concernés : Maxime Rouzaut pour les quartiers prioritaires de la ville, Camille Gontier et Etienne Guillaud en accompagnement des étudiants de master et en conseil sur certains points du projet, et Jérôme Sawtschuk pour l’atelier du master de géoarchitecture. Ce projet est un partenariat entre la ville de Brest (Direction Sport et Nautisme) et l’UBO (Labers pour la partie recherche, UFR Sciences du sport et de l’éducation pour la partie pédagogique, via les étudiants du master en management du sport, et Institut de Géoarchitecture pour un atelier sur l’urbanisme sportif, via un groupe d’étudiants de master regroupés au sein de l’association Géoarchi). L’objectif de ce programme sur 2 ans est d’interroger les usagers et les acteurs du sport à Brest (dans son sens le plus large) pour en faire le diagnostic, 10 ans après le précédent, de façon à anticiper sur les évolutions souhaitées par les citoyens et les acteurs du sport et permettre aux élus de proposer un nouveau projet sportif territorial. A partir d’une enquête par questionnaires en direction de la population brestoise (2300 réponses, début 2022) et d’une enquête en direction des acteurs du sport (président·e·s de clubs, responsable de structures privées ou de structures de quartier, organisateurs d’évènements, coachs sportifs…à l’automne 2022), complétées par des entretiens semi-directifs d’usagers et d’acteurs, l’objectif est de finaliser un diagnostic sous forme de rapport à rendre à la ville de Brest au printemps 2023. Les étudiants de master de management du sport ont été associés à certaines étapes de la recherche, ainsi que ceux d’un master de l’institut de géoarchitecture, dans le cadre d’un atelier sur l'urbanisme sportif. En 2022, les pratiques sportives et leur gouvernance sont en pleine évolution, à un niveau inédit, la crise Covid, puis les questions de transition écologique modifiant profondément certains usages, le tout sur fond de gouvernance nationale du sport renouvelée par une loi en mars 2022. Ainsi, la place des activités physiques, sportives, artistiques, de loisir et d’entretien dans la société se renouvelle et en identifier les scénarios possibles (les futuribles) devient une nécessité pour les décideurs publics.

Le projet GREENSEAS est un projet ANR coordonné par l'INRAE

Jérôme Sawtschuk est impliqué dans le WP 2  " Caractériser les dynamiques biophysiques, dans l’espace et dans le temps, le long du continuum terre-mer" pour travailler sur la restauration des zones humides et les dynamiques du paysage de la baie de Douarnenez (haies, fonds de vallées).

L’eutrophisation côtière est reconnue comme l’une des menaces les plus importantes qui pèsent sur la santé des socio-écosystèmes (SES) côtiers à l’échelle globale. Malgré des efforts soutenus et de longue date, l’eutrophisation persiste aujourd’hui dans une majorité de sites concernés. GreenSeas abordera cette question de durabilité, reconnue comme un « wicked problem », en s’appuyant sur le cas complexe et multi-site de la Bretagne (France), l’une des régions côtières les plus affectées par l’eutrophisation en Europe.

L’objectif général est d’étudier l’adaptation passée et actuelle des systèmes côtiers vulnérables, exposés à une eutrophisation de longue durée, ainsi que les voies de transformation possibles vers des futurs plus durables et plus justes. Nous développerons une approche transdisciplinaire le long du continuum terre-mer, en articulant plusieurs disciplines scientifiques (agronomie, écologie, biogéochimie, anthropologie sociale, histoire environnementale, sciences politiques et économie) et l’expertise des acteurs concernés par l’eutrophisation.

Le projet apportera une compréhension intégrée de la dynamique d’adaptation du SES, et des changements sociaux et politiques affectant les zones côtières à différents niveaux organisationnels, en vue d’une gestion durable de ces zones. Il identifiera les conditions dans lesquelles la confrontation avec des problèmes environnementaux de longue date peut conduire à une transition rapide vers des SES durables, et contribuera à la co-conception de stratégies de gestion de l’eutrophisation et de politiques publiques adaptées

La chaire Noz Breizh est un consortium scientifique créé en 2021, lancé grâce à l’aide de la Fondation UBO. Cette chaire scientifique a vocation à concevoir des programmes scientifiques transdisciplinaires et organiser des projets scientifiques multipartenaires ayant pour dénominateur commun « la nuit ».

Jérôme Sawtschuk est impliqué dans l'axe 3 et travaille sur la modélisation de la trame noire à partir des points lumineux et de la trame verte urbaine en utilisant la méthode des graphes paysager (Graphab)

Elle s’organise en trois « axes » de travail, ceux-ci ayant vocation à établir un dialogue et co-concevoir  des outils théoriques et pratiques dans une approche interdisciplinaire.
 
 

Actions de la chaire

Accompagner et participer aux évolutions sociétales, technologiques et économiques du territoire breton en lien avec l’urbanisme nocturne

AXE 1

Dynamiques de la vi(ll)e nocturne

AXE 2

Ville numérique et éclairage public

AXE 3

Pollution lumineuse et trame noire
PEC Précarité et Climat : Développer des actions et des outils de sensibilisation au changement climatique à partir des savoirs et expériences des personnes en précarité (2023-2025) – Edith Gaillard
Projet porté par l'association Clim'action
Co-chercheur·e·s : Etienne Guillaud, Bénédicte Havard Duclos, Jérôme Sawtschuk au côté des membres de l’association Clim'actions
Le changement climatique touche inégalement les citoyen.nes. Les inégalités environnementales sont d'autant plus injustes que les populations les plus précaires qui souffrent le plus de la dégradation de l'environnement sont celles qui ont le moins contribué à cette dégradation. Elles se retrouvent pourtant être la cible des politiques publiques (campagne éco-gestes, injonction aux bonnes pratiques…). 
A partir du constat d'une faible participation des personnes les plus précaires aux lieux de sensibilisation grand public, il s'agira de questionner leurs savoirs et compétences en matière d'écologie dans le cadre d'ateliers participatifs. Avec une méthodologie scientifique, nous regardons la sensibilisation des personnes précaires aux enjeux climatiques à partir des thématiques suivantes : logement/énergie, mobilité, alimentation, santé/bien être.
Financement : appel à projet recherche et société de la région Bretagne Durée : 24 mois

Projet ANR ESQA, L'employabilité sanitaire en questions et en actions

Projet coordonné par M. Del Sol 

 Le projet mobilise 5 équipes de recherche (IODE/UMR/CNRS, GREDEG/UMR/CNRS, CEPN/UMR/CNRS, DYSOLAB et LABERS).  Participation de l’INRS et de l’université de Lille.
 

Les mutations du rôle de l’entreprise en matière de santé comme éléments de contexte – Historiquement, l’activité laborieuse a été perçue comme un facteur de risque pour la santé et la capacité de gain des travailleurs (Supiot 1994). C’est sur cette conception que le droit social a construit des protections qui ont toujours cours, qu’il s’agisse de mécanismes relevant du droit de la Sécurité sociale, tels que la réparation des accidents du travail et des maladies professionnelles ou du volumineux corpus de règles édictées par le droit du travail en matière d’hygiène, de sécurité et de santé au travail mettant des obligations de nature diverse à la charge de l’employeur (obligation de sécurité mais aussi obligation d’organiser des services de santé au travail). La période contemporaine a fait place à une conception plus complète (état physique et mental) et davantage positive de la santé qui a réorienté les obligations de l’employeur vers la prévention et la préservation de la santé des travailleurs (Héas 2014). Dans un mouvement plus récent encore, l’entreprise a été explicitement légitimée pour être le nouvel espace de déploiement et d’élaboration des politiques de santé au travail, en sa qualité « d’institution agissant au service de la santé et du bien-être des personnes qu’elle emploie » (Dirringer 2019). La promotion de la qualité de vie au travail, devenue objet de négociation dans l’entreprise (Héas 2019), est une manifestation emblématique de cette évolution. En invitant les entreprises à déployer des politiques de santé publique à visée de maintien dans l’emploi, les pouvoirs publics ont modifié la place comme les modalités de gestion du risque “altération de la santé” au sein des entreprises. « L’injonction » de maintenir tous les salariés dans l’emploi a conduit au développement au sein des entreprises de stratégies d'anticipation et de préservation de la santé des salariés. La participation du Labers s'inscrit dans le WP 1 en tant que co-responsable « Les offres de services : construction, contenu, déploiement, acteurs ».

Ecole Erasmus + d'entreprenariat Social (EEE3S+)/Erasmus + School for Social EntrepreneurshipObjectifs : Le projet EEE3S+ vise à créer une école européenne d’entrepreneuriat social. Il conçoit un programme de mobilité de formation pour le développement d’une entreprise sociale. Le projet est mené par l’Université de Bretagne Occidentale de Brest France, l’université de Valence d’Espagne, l’Université de Complutense de Madrid d’Espagne, l'école polytechnique de Porto du Portugal, l’école supérieure de Sainte-Anne de Pise d’Italie, l’université de Santiago du Chili ainsi que le CIRIEC-Espagne.Mise en œuvre : Le projet démarre avec un diagnostic, une analyse et une identification des modèles d'entrepreneuriat social. L’analyse mobilise une approche interdisciplinaire en droit, éco-gestion et sociologie. Puis par l’élaboration et l’implémentation de la formation qui est suivie par la mobilité des étudiants entre les partenaires d’une durée d’une semaine (x3). Enfin, on valorise les projets tout au long de la durée du projet (site, usages des réseaux sociaux, création d’une application) et la sélection des deux projets pour les accompagner vers un concours international d'entrepreneuriat social.Université de Bretagne Occidentale, Labers Coordination, Jorge Munoz, Maître de conférences HDR.Durée : 3 ans