Marie-Renée CHEVALLIER-KERVERN en Bretagne : l’élan vers l’universel

Le
À 16h30
Faculté des Lettres et Sciences Humaines, salle B001
18juin26-SEBL-1

 

Conférence de Nadia PODZEMSKALA & Lorenzo VINCIGUERRA

Marie-Renée Chevallier-Kervern (1902, Landerneau-1987, Brest) fait ses débuts à Paris comme affichiste, graveuse et sculptrice céramiste en s’inspirant des traditions bretonnes. Elle s’installe à Brest en 1936, où son mari Fernand Paul Chevallier est nommé architecte de la ville. Elle y retrouve Marguerite Sérusier connue à Paris qui la présente à Anna Saluden. Une longue collaboration débute, avec des expositions personnelles régulières, de 1937 à 1961. Engagée activement au sein de la Société des Amis des Arts, Chevallier-Kervern organise en 1938 la conférence de Max Jacob, s’occupe de la Rétrospective Paul Sérusier et de l’exposition Impressionnisme : ses précurseurs et ses héritiers au XIXe siècle. Après la guerre, alors que ses amis Jean Deyrolle et Charles Estienne sont à Paris, elle reste à Brest où son époux s’occupe de la reconstruction de la ville. Elle enseigne à l’École des Beaux-Arts de 1951 à 1962. De sa retraite finistérienne, elle traverse en solitaire les grands questionnements artistiques de son temps, contribuant à l’histoire de l’abstraction par un corpus très vaste d’huiles, gouaches, dessins à la plume et au fusain, papiers collés et déchirés, ardoises gravées. Son œuvre aboutit et s’achève avec les "Étoffes cousues". Plus de cent pièces créées pendant les dernières trente ans de sa vie. Ses deux grandes expositions au Musée de Brest sont organisées par René Le Bihan (1937-2025), conservateur du musée des Beaux-Arts, ami et fidèle admirateur, en 1970 et 1982. Elle laisse une œuvre immense inspirée de sa Bretagne natale aux aspirations universelles.

Entrée libre et gratuite