
Deux stations de la ligne B du tramway brestois, qui sera mise en service dans un an, mentionneront l’UBO, mais celle qui accueillera le passager venu du centre-ville honorera de surcroît Yves Le Gallo. La Métropole, qui lui doit son université, a en effet répondu favorablement à la sollicitation formulée par le président Olivard avec l’appui du CRBC et de l’Institut de Géoarchitecture.
Au sortir des années 1950, alors que la reconstruction touchait à sa fin, Brest était en fort mauvaise posture, ce qui lui avait valu d’être classée en « zone critique » ; la Basse-Bretagne dans son ensemble semblait à l’agonie : ses villes amorçaient même une inquiétante décroissance démographique. À l’inverse, ses résultats scolaires étaient remarquables, mais sans prolongement : Brest était alors la ville de plus de 100 000 habitants la plus éloignée d’un centre universitaire. Yves Le Gallo eut alors l’idée de faire de l’enseignement supérieur le levier d’un redressement pour sa ville et tout l’ouest breton, ce qu’il expliqua en 24 pages en janvier 1957. Ce document obtint l’assentiment du conseil municipal dès le mois de mars et mieux encore du CELIB le 2 décembre. Convaincu à son tour, le ministre de l’Éducation nationale annonça le 23 janvier 1958 la création d’un collège universitaire scientifique, début d’un processus qui serait encore long et semé d’embuches, mais où Yves Le Gallo, conseiller avisé pour cette question du maire Georges lombard, sut faire aboutir son idée et en démontrer la pertinence. L’université fut et demeure en effet un élément essentiel du rétablissement de la Basse-Bretagne et Brest lui doit d’avoir obtenu le statut de métropole. Homme de progrès, Yves Le Gallo entendait cependant l’installer dans la longue durée, d’où son souhait de la doter d’un Centre de recherche bretonne et celtique, qu’il dirigea de 1969 à 1986.
Pour en savoir plus sur Yves Le Gallo, retrouvez un recueil de textes choisis et présentés par Daniel Le Couédic et Yvon Tranvouez, paru aux Éditions du CRBC.