Christelle Le Gall
Je suis ingénieure de recherche hospitalière au laboratoire LIEN, à la faculté de Médecine, où je travaille depuis 2008. Mes travaux portent notamment sur le prurit, cette sensation désagréable qui provoque le besoin de se gratter, et qui n’est pas exclusivement lié aux maladies dermatologiques : il peut également survenir chez des patients atteints de maladies hépatiques, rénales ou hématologiques, sans que les mécanismes en soient toujours clairement définis. Je m’intéresse en particulier au prurit aquagénique observé dans les néoplasies myéloprolifératives, un prurit déclenché par le contact avec l’eau (douche, sueur, piscine) dont la physiopathologie reste encore inconnue et dont la prise en charge est souvent difficile. Pour ces patients, il s’agit d’un symptôme très invalidant qui altère fortement la qualité de vie et qui peut également être associé à une maladie plus agressive, avec un risque accru de thromboses et d’évolution leucémique, notamment dans les thrombocytémies essentielles. Dans ce contexte, je participe à un essai clinique de phase 3 évaluant l’efficacité de l’aprépitant, un inhibiteur du récepteur à la substance P impliquée dans l’induction du prurit. Ce projet vise à la fois à proposer une nouvelle option thérapeutique pour les patients et à mieux comprendre les mécanismes physiopathologiques du prurit grâce à l’analyse de l’innervation cutanée, des récepteurs impliqués dans le prurit sur des biopsies de peau et de marqueurs cytokiniques plasmatiques. En parallèle, je travaille également sur la dermatite atopique, illustrant la diversité de mes thématiques de recherche.
- Culture cellulaire
- Immunomarquages
- Analyses biochimiques